Au début, on ne sait pas marcher. On s'affale sur le sol sans bouger. Puis après on apprend à contrôler ses muscles, on commence à gambader à quatre pattes, on se balade partout, on touche à tout, on tire sur les nappes, on essaye en vain de se tenir sur ses deux jambes sans succès. Puis un jours papa et maman nous prennent chacun une main et nous aident, on arrive plus au moins à mettre un pied devant l'autre. On tombe, mais on se relève parce que l'on veut réussir. Voila sa y est on arrive a tenir debout, un pied devant l'autre. On marche. Cela ne nous suffit pas on apprend à courir, à faire du vélo. Au début avec les petites roulettes puis sans. On retombe mais on recommence. Après on veut faire du roller comme les grands, alors papa et maman achètent un casque et des genouillères. On tombe sur les fesses, on pleure et on a peur, mais finalement pourquoi pas réessayer. Après on est toujours coller au bras de papa et maman, et un beau jour aux alentours de 3 ans ils te lachent et te mélangent à pleins d'autres enfants que tu dois appeler « mes camarades », tu rencontres une nouvelle autorité qui est celle de la maîtresse (ou du maître). Obéir à papa et maman ne suffit plus. Tu fais face à de nouvelles péripéties alors on apprend et on grandit, on se fait pousser à l'école, on a une grosse croûte sur le genoux, alors on les arrache parce que c'est rigolo. On fait des squelettes de feuilles avec des feuilles. On se cache dans la cabane et on joue à cache-cache. Après on te rechange d'école, et la il y a plus de jeux, si tu veux t'amuser il faut t'inventer des jeux, alors on joue a colin maillar, à la délivrance et surtout au loup. Et le plus amusant c'est de faire plouf-plouf avant en regardant les scratchs des chaussures de tout le monde croisées parce que c'est la classe. Tu connais la joie de passer dans les classes supérieures et tu es content quand tu as des bons points. Après tu changes encore d'école et la tu grandis, on ne se reconnaît plus. Tu changes d'amis et en plus tu changes de méthodes de travail. Tu rentres dans l'adolescence, tu commences à avoir envie de te maquiller et surtout tu veux un copain, tout ça parce que ta super copine elle a un amoureux. Mais cette fois tu veux plus le petit amoureux du primaire. Tu veux aller plus loin que les bisous sur la bouche. Tu voudrais savoir embrasser avec la langue. On commence a se faire des vrais amis, aussi ai-je oublier de dire que tu pratiques toujours les petites activités que tu as commencé quand tu étais petits, la danse la gymnastique rythmique, le théâtrela musique ou le judo. Et pourquoi pas d'autres. Tu t'en fiches. Donc tu as de véritables amis, tu rigoles tu commences à parler de sexe en derrière année, parce que ça te fait rire. Et bien sure tu rentres dans ta période noire, pseudo déprime, tu fais ta crise d'adolescence tu ne sais plus qui aimer pourquoi, alors tu te mutiles et tu es dark tu trouves que le sang c'est super crash. Tu souffres. Ensuite on te rechange d'endroit et la on te dit : te voila grande. Même si tu sais que tu as toujours papa et maman derrière toi tu sens que plus les années passent et plus tu t'en éloignes. Tu vois ta petite s½ur toujours présente, tu la vois grandir. C'est peut être parce que je suis comme ça avec elle qu'elle me parait si grande. Enfin arriver là on rigole plus. On doit travailler, l'orientation ce n'est pas n'importe quoi. Tu commences à vouloir sortir le soir avec tes amis, tu commences à boire ou à fumer. Moi je n'ai jamais fumé et je ne fumerai pas. Tu te prends une cuite et tu te décoinces. Tu rencontres un homme, tu construits un tout petit bout de rien, ou alors un grand bout de beaucoup. Tu couches car tu te sens prête et que tu l'aimes. Après tu tombes. Ou pas. Tu penses que tu ne pourras pas te relever, mais tu y arrives et là tu souris, tu es heureuse. Papa et maman te laissent sortir là ou tu veux, il te laissent visiter des grandes villes avec des amis. Alors tu pars! Heureuse de pouvoir te dire: pas de parents (tout en sachant au fond de toi qu'ils sont là). Et là tu te fais agresser, alors tu comprends que la vie sans papa et maman, c'est pas forcément drôle. Tu prends peur et c'est comme si tu retombais quelques années plus bas. Parce que tu te rappelles que au fond de toi on est ou tu es encore un enfant. Tu te rappelles que le soir tu débranches la télé pour ne pas voir de petit point rouge. Tu regardes sous ton lit pour vérifier qu'il n'y a rien. Tu fermes le placard comme il faut. Tu ne veux pas de poupée ni de clown dans ta chambre. Et surtout! Tu te couvres avec la couette en serrant ton doudou contre toi. Même si tu as chaud tu te dis que tu dois rester couverte, pour que personne ne te touche. Tu veilles à ce que rien ne dépasse du lit, on pourrait nous chopper les pieds. Quand tu fais un cauchemar, tu sens le besoin d'être rassurer. Tu commences à connaitre les crises d'angoisse dûes au stress et à la peur. Tu révises, tu travailles, tu révises et tu travailles. Mais c'est bénéfique. Tu te dis que c'est la dernière ligne droite. Tu sens tes 18 ans approcher aussi vite qu'un TGV. Tu obtiens ton bac. On l'obtient tous avec ou sans mention. Et là tu te rends compte que c'est terminé, on s'en rend tous compte. Bientôt on sera lâché dans la nature. Papa et maman toujours là .... Mais loin. Tu vas commencer ta vie. Ta propre vie. Devenir autonome et mature. Alors juste avant de grandir. Tu te remémores le cour de ta vie. On est tous pareil.Certains événements sont de ma vie, d'autres non. c'est ca qui fait UNE VIE quelconque